Une collection de Riopelle au cœur du projet
Le projet repose sur une collection d’une trentaine de gravures originales de Jean Paul Riopelle, mise à la disposition de l’organisme à l’origine de la démarche. Peintre, sculpteur et graveur de renommée internationale, Riopelle a marqué l’histoire de l’art québécois et canadien. Ses œuvres se retrouvent aujourd’hui dans d’importantes collections et institutions muséales.
L’arrivée de ses gravures à Bury ouvre ainsi la porte à un projet culturel d’envergure pour une municipalité de quelque 1 200 habitants au cœur du territoire du Haut-Saint-François. L’objectif est d’utiliser cette collection comme point de départ pour donner une nouvelle vocation à l’église Saint-Paul et en faire un lieu consacré à l’art et à la culture.
La culture comme moteur de vitalité
Comme plusieurs églises québécoises, l’église Saint-Paul fait face à la question de son avenir et de sa préservation. Plutôt que de laisser disparaître ce lieu chargé d’histoire, le projet mise sur sa revalorisation. L’idée est d’y présenter les œuvres de Riopelle, mais aussi d’en faire un espace culturel pouvant accueillir différentes activités et contribuer à faire découvrir d’autres artistes. Le bâtiment deviendrait ainsi bien plus qu’un lieu où admirer des œuvres : il pourrait devenir un nouvel espace de rassemblement et de diffusion culturelle au cœur du village. Cette transformation permettrait du même coup de préserver un élément du patrimoine bâti de Bury en lui donnant une vocation adaptée aux réalités d’aujourd’hui.
Un projet comme celui de l’église Saint-Paul peut avoir des retombées qui dépassent largement ses murs. En attirant des visiteurs et en créant de nouvelles occasions de participer à des activités culturelles, le lieu pourrait contribuer au dynamisme de Bury et soutenir d’autres acteurs de la communauté.
Mais son intérêt ne se limite pas à son potentiel touristique. Pour les personnes qui vivent dans le secteur, avoir accès à des lieux culturels et à des initiatives originales près de chez soi contribue aussi à enrichir le quotidien. C’est une autre façon de faire vivre un village : miser sur ce qui le distingue, préserver son patrimoine et créer de nouvelles occasions de se rencontrer.
Quand les petites municipalités font une grande place à la culture
Lorsqu’on imagine la vie dans le territoire du Haut-Saint-François, les paysages, les grands espaces et la tranquillité viennent facilement en tête. Pourtant, le territoire se distingue aussi par les projets culturels qui prennent racine dans ses différentes communautés. À Bury, la volonté de donner une nouvelle vie à l’église Saint-Paul grâce à l’art de Riopelle en est un bel exemple.
Pour qui envisage de s’établir dans une municipalité à échelle humaine, ce genre d’initiative raconte quelque chose du milieu : on y trouve des gens qui s’investissent, des bâtiments patrimoniaux auxquels on cherche à donner un avenir et une vie culturelle qui peut surgir là où on ne l’attend pas nécessairement. À Bury, patrimoine et création pourraient ainsi se rencontrer sous un même toit et donner une nouvelle raison de pousser les portes de l’église Saint-Paul.
Source : La Tribune
Crédit photo à la une : Jean Roy / Archives La Tribune
